Origine et signification :

Šaʿabī signifie « populaire » en arabe (شعب, šaʿab, « peuple »), c’est un des genres musicaux le plus répandu au maroc.

Le chaâbi marocain est spécifique du pays : en effet, il dérive en grande partie de la RITA.

Au Maroc, le châabi se fait en opposition à la musique noble et savante du pays à savoir la Musique arabo-andalouse et la musique arabo-ottomane venant d’Égypte ou du Liban.Il se chante en darija (arabe populaire marocain).

De plus, les importants échanges culturels avec l’Espagne ces dernières années, induisent une poussée influente de la musique latine sur les musiques marocaines.

Instruments :

L’instrumentation du chaâbi marocain peut être variée: bendir , derbouka, violon, luth ou gembri.

Le chaâbi est une musique que l’on retrouve fréquemment dans les mariages et ce style est souvent associé à la fête. L’utilisation du langage populaire et la création de nouveaux rythmes ont fait de ce style un complément essentiel de la danse. De nombreuses tendances sont apparues. Ainsi, au Maroc, de nouvelles chikhate, des petits groupes de quartier et autres chanteurs et chanteuses de charme ont pu proliférer dans toutes les villes.

Origine et signification :

Šaʿabī signifie « populaire » en arabe (شعب, šaʿab, « peuple »), c’est l’un des genres musicaux les plus populaires d’Algérie, il faut comprendre par populaire comme genre commun ou comme genre par défaut qui constitue le versant « rugueux » de la musique savante issue de la culture arabo-andalouse ottomanisée appelée Malouf.

C’est Cheikh Nador, qui a su capter et faire fructifier l’héritage du Melhoun, qui devient précurseur du Châabi algérois, que lance El Hadj M’Hamed El Anka maître et créateur de ce châabi algérien.

Ce style de musique était d’abord appelé « medh » puis en 1947 il est définitivement baptisé « chaâbi » par le musicologue Safir El-Boudali.

Instruments :

Le chaâbi mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d’autres venus de la musique classique occidentale. On y trouve la derbouka (percussions) et le tambourin (Tar), mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et le banjo, sans oublier le quanoun. Les violonistes de l’arabo-andalouse et du chaâbi utilisent toujours leur violon à la verticale. Quant au mandole, il a remplacé l’oud, le luth moyen-oriental. Il n’est pas rare d’entendre aussi le piano. En revanche, aucun instrument électrique n’est admis, hormis parfois le clavier (pour les quarts de ton).

Expression :

Les chants du chaâbi, portés par l’idiome algérois, se nourrissent de poésie ancienne mais aussi de textes originaux issus de thèmes actuels. Avec, toujours en toile de fond, l’écho du patrimoine, la plainte ancestrale, la nostalgie du pays.

Le Chaâbi n’est pas à confondre avec la musique folklorique (en anglais: Folk music) même si certains artistes du Chaâbi s’inspirent du répertoire folklorique du pays.

Source : Wikipédia

Photo : toile de Jabir Adnane

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